EUGÈNE Jacques - ZETWAL

EUGÈNE Jacques

Jacques EugèneJacques Eugène est né en 1969.

 

« Quand j’étais petit, je ne prenais pas trop ce travail au sérieux. Mais pour les fêtes patronales, c’était l’occasion de se faire un peu d’argent. C’est après le départ de Jean-Claude Duvalier que j’ai vraiment commencé à m’impliquer.

J’ai appris avec Gary Darius puis j’ai travaillé pour de grands boss quand ils avaient besoin de moi, comme Serge Jolimeau ou Gabriel Bien-Aimé. Je me suis ensuite stabilisé avec Serge Jolimeau qui m’a donné la permission de faire mes propres œuvres et de les exposer dans son atelier pour les vendre, en 2004. C’est donc là que j’ai commencé à avoir une production personnelle. Il y avait des artistes qui me critiquaient parce que j’ai un style très particulier. Jolimeau leur disait de se taire, de me laisser faire mon chemin. Il m’encourageait. En 2006, j’ai ouvert mon propre business. Ça m’a permis de voyager. J’ai participé au Festival des Art Nègres à Dakar en 2010 et au New Orleans Jazz and Heritage Festival en 2011. Certaines de mes œuvres sont exposées à la Fondation Bill Clinton.

Les Français aiment beaucoup ce que je fais. C’est avec eux que je vends le plus! Je prie le Bon Dieu pour exposer en France avant de mourir! J’ai tellement bien travaillé avec les Français que je veux aller les voir.

J’ai aussi accueilli pas mal de jeunes pour les former. Dorval Lidanès par exemple qui a aujourd’hui son atelier. Maintenant j’ai avec moi Claudy Juste et Dieubel Milfort. Dieubel travaille très bien! Il peut exposer ses propres œuvres chez moi. »

Jacques Eugène est un artiste très intéressant. Très accueillant envers les jeunes qui souhaitent se former comme envers les visiteurs, il explique très bien son travail dont une partie – des masques – s’inspire des masques africains. Son travail de récupération va plus loin que les barils métalliques puisqu’il ajoute à certaine de ses œuvres des matériaux en tous genres (clous, vaisselle, pièces mécaniques comme des ressorts d’amortisseurs, des bougies…).

De nombreux diplomates se le conseillent entre eux. Certaines de ses œuvres ornent le bureau présidentiel.

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