Premier voyage à Noailles pour Zetwal et première exposition à Saint-Didier-sur-Doulon - Juin 2014 - ZETWAL
Animation d'un atelier de prévention-gestion des catastrophes naturelles au S.K.N. - Haiti 2014

Animation d’un atelier de prévention-gestion des catastrophes naturelles au S.K.N.

La fête de la musique improvisée au dernier moment chez Jean-Eddy REMY à Noailles. Une superbe soirée avec Chantal LAURENT et Laurent CICERON- Haiti 2014

La fête de la musique improvisée au dernier moment chez Jean-Eddy REMY à Noailles. Une superbe soirée avec Chantal LAURENT et Laurent CICERON- Haiti 2014

Un séjour en pleine Coupe du Monde de football. En Haïti, on ne dit pas "fan" de foot, on dit carrément "fanatique"! Et ce n'est pas pour rien... Quand le Brésil ou l'Argentine joue, ce calme n'existe plus. - Haiti 2014

Un séjour en pleine Coupe du Monde de football. En Haïti, on ne dit pas « fan » de foot, on dit carrément « fanatique »! Et ce n’est pas pour rien… Quand le Brésil ou l’Argentine joue, ce calme n’existe plus.

Des enfants de Noailles au S.K.N. - Haiti 2014

Des enfants de Noailles au S.K.N. – Haiti 2014

Après une longue réflexion sur mon projet de création d’entreprise, je suis enfin parti à Noailles ! C’était la troisième fois que je venais en Haïti après mon Service Civique en 2010, suite au séisme du 12 janvier qui avait fait environ 300 000 morts, et à une autre mission humanitaire en 2011, cette fois avec Solidarités International en tant que Responsable Terrain Déblaiement.

En 2010, j’étais parti avec dix autres jeunes au sein de la toute première mission du Service Civique pour un projet de renforcement de quelques écoles nationales dans la commune de la Croix-des-Bouquets. Bien que très motivant au départ, ce projet était en fait mal monté et nous nous sommes rapidement sentis inutiles et dotés de moyens tellement limités que ça en devenait déprimant au sens propre du terme.

Malgré des réticences, j’ai accepté de retourner en Haïti avec Solidarités International un peu moins d’un an après mon retour. J’avais posé ma candidature auprès d’eux en précisant bien que je préférais ne pas retourner dans ce pays qui ne m’avait pas laissé un très bon souvenir. Cette candidature a été acceptée mais sans affectation pendant deux semaines… Finalement le téléphone a sonné : « nous avons un poste pour vous en… Haïti… ». J’ai hésité à refuser mais ils ont insisté parce qu’il leur fallait quelqu’un parlant créole haïtien pour un projet au contact direct de la population dans un bidonville. Je m’envolai donc de nouveau pour Port-au-Prince, me demandant si je ne faisais pas une énorme erreur…

Finalement cette mission a été tout le contraire de la première. Je n’ai vraiment pas eu le temps de m’ennuyer et j’ai pu vraiment rencontrer les Haïtiens. C’était bien là ce qui pêchait la première fois. Nous étions en Haïti, mais tellement peu libres de nos mouvements que nous n’apprenions rien du pays et nous sentions inutiles dans un contexte où il y avait pourtant tant à faire. Tout avait changé. J’aimais Haïti !

C’est donc après une longue réflexion que j’ai décidé de lancer Zetwal et de retourner à Noailles en 2014. Mon projet semblait parfait sur le papier. Restait à le tester avant de le mettre vraiment en œuvre. J’ai alors appelé Jean-Eddy REMY que je n’avais pas vu depuis bien longtemps pour lui expliquer ce que je voulais faire et voir où je pouvais loger sur place. Son accueil a été incroyable. Alors que nous nous connaissions à peine, il m’a proposé de m’héberger pour ce séjour. Je suis donc arrivé en juin, en pleine épidémie de Chikungunya… Une épidémie incroyable dont on parlait à peine en France. Les 500 contaminés martiniquais faisaient presque la une des journaux alors qu’en Haïti la quasi-totalité de la population l’avait attrapé. Je n’ai pas fait exception…

C’est donc une fois remis de cette fièvre que j’ai vraiment découvert la culture haïtienne. A Noailles, je pouvais me promener partout à n’importe quelle heure du jour et de la nuit sans aucun problème, chose qui m’était interdite en humanitaire. J’ai pu rencontrer des artistes et artisans, les autres habitants du village, les bénévoles du S.K.N., découvrir le Vaudou… Bref, un séjour incroyable ! Tous m’ont accueilli à bras ouverts et étaient vraiment surpris de voir un étranger rester aussi longtemps (un mois) dans le village, logeant sur place et se plongeant complètement dans la vie locale.

J’ai donc acheté une belle quantité d’œuvres en vue de finaliser mon étude de marché une fois de retour en France avec une exposition ou une foire. Sauf que pour mon retour, je n’avais absolument rien prévu à cet effet… C’est dans mon petit village d’Auvergne, Saint-Didier-sur-Doulon, que les choses se sont étonnamment précipitées. Christian et Tyna, les aubergistes du village, ont adoré les œuvres en tôle et m’ont proposé de faire une exposition dans une toute petite maison qui leur appartenait sur la place du village. Dubitatif au vu de notre isolement géographique mais après tout reconnaissant de leur offre, j’installai donc tout cela pour une exposition en août, espérant profiter du tourisme.

En moins d’un mois, presque toutes les œuvres étaient vendues, avec seulement 200 visiteurs environ ! Mon billet d’avion et mes achats étaient remboursés et je dégageai même un bénéfice. Si le succès était tel à Saint-Didier-sur-Doulon, je partais du principe qu’il serait au rendez-vous partout. Et la suite me l’a confirmé…

J’ai donc rapidement finalisé les démarches administratives. Le 30 septembre 2014, Zetwal était enregistrée à la Chambre de Commerce et d’Industrie. Il fallait alors retourner à Noailles pour constituer un véritable stock et envisager la suite…

Mathias Cazin

Le S.K.N. et l'entrée de la cour de Jean-Eddy REMY en juin 2014 - Haiti

Le S.K.N. et l’entrée de la cour de Jean-Eddy REMY en juin 2014 – Haiti

Affiche exposition Boss-Metal à Saint-Didier-sur-Doulon en aout 2014

Affiche exposition Boss-Metal à Saint-Didier-sur-Doulon en aout 2014

Première exposition de Zetwal à Saint-Didier-sur-Doulon. Sur ce mur, des vèvè, dessins rituels représentant les Lwa : des esprits du Vaudou

Première exposition de Zetwal à Saint-Didier-sur-Doulon. Sur ce mur, des vèvè, dessins rituels représentant les Lwa : des esprits du Vaudou.